Récit d'Anny au sujet de ses études d'infirmière
Par Anny Saint-Léger, en 1985
Divers
Quand j’ai fais mes études d’infirmière en 1925, on soignait les malades de la façon suivante :
Si quelqu’un avait une congestion cérébrale, il fallait immédiatement lui entailler le lobe de l’oreille pour faire saigner, puis envoyer quelqu’un chez un pharmacien chercher des sangsues et en mettre sur les tempes.
On pouvait aussi mettre une cuillère de moutarde dans la bouche.
Et les « picots » dans l’eau très chaude.
Pour les bronchites il fallait mettre des ventouses dans le dos. Si on n’avait pas sous la main des verres à ventouses il fallait prendre des verres à vin.
Si un bébé avait une forte fièvre il fallait l’envelopper dans des serviettes éponge trempées dans de l’eau très froide, et les changer toutes les 5 minutes. C’est un excellent remède, la fièvre baisse vite.
Il n’y avait pas de médicaments tout fait. Les docteurs faisaient une ordonnance et le pharmacien faisait des cachets ou une potion